Le Mouvement du Haut-Doubs – Gens Authentiques (MHDGA) tient à rappeler une position simple, lisible et applicable sans formation en communication : toute récupération commerciale n’est pas condamnable par principe, à condition qu’elle respecte un minimum de bon sens local.
Mettre le Haut-Doubs sur une bouteille de bière n’est pas un problème en soi.
Le problème commence quand on met le Haut-Doubs sur n’importe quoi, n’importe comment, avec un slogan écrit par quelqu’un qui habite à plusieurs heures de route et qui pense que Pontarlier est un quartier de Besançon.
Ce qui est acceptable
Le MHDGA considère comme acceptable, et même plutôt sain, le fait qu’un commerce local mette en avant :
- un territoire clairement identifiable,
- des paysages que les gens du coin reconnaissent sans qu’on leur explique,
- un produit consommé localement sans mode d’emploi en anglais,
- une démarche qui n’explique pas au Haut-Doubs ce qu’il est censé aimer.
Quand une enseigne propose une bière qui s’appelle simplement « J’aime le Haut-Doubs », sans phrase en petit dessous pour se rattraper, on est déjà sur quelque chose de correct.
Ce que ne l’est pas
À l’inverse, le MHDGA rappelle que ne sont pas acceptables :
- les produits dits « 100 pour cent Haut-Doubs » fabriqués à plusieurs centaines de kilomètres,
- les visuels avec des montagnes génériques qui pourraient être en Autriche,
- les slogans du type « l’authenticité réinventée »,
- les campagnes qui expliquent au territoire comment il doit se raconter.
Le Haut-Doubs n’a pas besoin d’être valorisé.
Il se débrouille très bien tout seul depuis des siècles, souvent dans le froid.
La règle du caddie
Le MHDGA applique une règle simple, dite « règle du caddie » :
Si un Haut-Doubiste peut mettre le produit dans son caddie sans lever les yeux au ciel, sans soupirer, et sans dire « ils se foutent de nous », alors l’initiative est considérée comme recevable.
Dans le cas présent, le produit est identifiable, le message est clair, et personne n’a encore proposé de boycott spontané sur un parking.
C’est un indicateur suffisant.
Conclusion provisoire
Le MHDGA ne soutient pas les marques.
Il soutient le bon sens local quand il se manifeste, même au rayon bière.
Cette initiative relève davantage du clin d’œil territorial que de l’exploitation abusive.
Elle est donc tolérée, observée, et placée sous vigilance bienveillante.
Toute dérive future (édition tropicale, parfum fraise, slogan en anglais) entraînera une réévaluation immédiate de la position du mouvement.
Le MHDGA
Mouvement du Haut-Doubs – Gens Authentiques
(Grincheux, mais pas injustes)
Document d’archive : transcription du communiqué original.
Le visuel ne porte pas de date. Classement au 24 janvier 2026, date de publication de l’article de L’Ouest Républicain auquel il se rapporte.

