Pontarlier, le 23 mai 2026
Le Mouvement des Haut-Doubistes Gens Authentiques tient à rappeler solennellement que la contestation municipale fait partie du patrimoine local, au même titre que le C15, la buvette, le ralentisseur mal placé et le monsieur qui sait toujours mieux que tout le monde comment il aurait fallu refaire la voirie.
Cependant, le MHDGA estime qu’une limite doit être clairement réaffirmée : on peut contester un maire, mais on ne transforme pas un vide-greniers en station d’épuration démocratique.
À la suite d’un fait divers extérieur au Haut-Doubs, impliquant un tracteur, une alcoolémie discutable et une conception trop liquide du débat public, notre mouvement annonce l’ouverture d’une réflexion de fond en vue d’une future charte locale intitulée :
« Pour une insulte municipale propre, sobre et enracinée »
Ce texte, encore confidentiel mais déjà très attendu par les gens qui aiment les réunions inutiles, pourrait prévoir les principes suivants :
- Toute critique du maire doit rester à distance raisonnable, de préférence depuis la buvette.
- Le C15 reste l’espace officiel de protestation mobile, à condition que les vitres soient ouvertes et la dignité fermée.
- Le tracteur ne peut être mobilisé que pour les désaccords supérieurs à 12 000 € de voirie.
- Les insultes doivent rester verbales, enracinées et compatibles avec une ambiance familiale.
- Aucun fluide corporel ne doit être utilisé comme amendement politique.
Gérard Poncet soutient globalement l’esprit de cette charte, sous réserve d’y ajouter une clause spécifique concernant les élus « qui promettent des choses en réunion publique et découvrent ensuite qu’il faut un budget ». Selon lui, cette circonstance doit pouvoir constituer une excuse atténuante, sans toutefois justifier un démarrage de tracteur.
Gisèle, consultée en qualité de conscience morale de la buvette, demande pour sa part qu’on laisse les maires tranquilles pendant les vide-greniers, « parce qu’ils sont déjà assez punis comme ça en devant écouter les gens raconter l’histoire complète de chaque objet vendu ».
Le MHDGA rappelle enfin que dans le Haut-Doubs, la colère existe, la mauvaise foi aussi, mais qu’elle doit conserver une certaine tenue.
On peut contester le maire.
On peut soupirer devant son programme.
On peut dire qu’il n’a rien compris aux priorités locales.
On peut même quitter une réunion municipale en lançant : « de toute façon, vous faites bien comme vous voulez ».
Mais on garde les deux mains visibles, le tracteur au parking, et la dignité au-dessus de la ceinture.
Gérard Poncet
Pour le MHDGA
Mouvement des Haut-Doubistes Gens Authentiques
Document d’archive : transcription du communiqué original.
Le visuel original porte la mention « PROJET ». Il est daté du 23 mai 2026 ; l’article de L’Ouest Républicain a été publié le 24 mai.

